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Apprendre le coréen

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Patrimoine mondial de l'UNESCO près de Seoul, Gyeonggi - deux forteresses

Patrimoine Mondial UNESCO Près de Séoul : Deux Forteresses

Suite aux deux patrimoines royaux à Séoul, aujourd’hui je vous emmène à deux forteresse à Gyeonggido. C’est la province près de Séoul et la plus peuplée de Corée du Sud. Ces forteresses, Namhansanseong et Hwaseong, sont exceptionnelles car elles sont classées comme patrimoines mondiaux de l’UNESCO. D’abord, Namhansanseong est une forteresse historique qui a servi de refuge crucial lors des invasions et qui reflète l’ingéniosité militaire et la résilience de la dynastie Joseon. Ensuite, dirigeons-nous vers Suwon, la capitale de Gyeonggido. Nous allons découvrir la forteresse de Hwaseong. Elle est construite par Jeongjo, le 22e roi de la dynastie Joseon. Ces deux sites remarquables témoignent de la riche histoire et de la culture coréenne, offrant un aperçu unique de l’architecture militaire et des traditions de la dynastie Joseon.    Namhansanseong (남한산성)   Introduction Située à environ 25 km au sud-est de Séoul, Namhansanseong est une forteresse inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Originellement construite sur le site de l’ancienne forteresse de Jujangseong (주장성) par le roi Munmu (문무왕) de Silla (신라) en 672, elle a été considérablement agrandie en 1626 sous le règne d’Injo (인조), le 16e roi de la dynastie Joseon. Cette forteresse servait de refuge pour la famille royale et les citoyens en temps de guerre, occupant une vaste région pouvant accueillir une ville entière. Regardez l’extrait de film « Namhansanseong ». Bande d’annonce de film « Namhansanseong » en VO avec un sous-titrage en anglais (Titre en français : « La Forteresse » 👇) Vous pouvez le regarder sur Amazon Prime sous le titre « The Fortress » Contexte Historique et Construction L’Évolution de la Forteresse Namhansanseong a été construite en utilisant le terrain accidenté des montagnes avoisinantes, avec une altitude moyenne de 480 mètres. La forteresse, longue de 12 km, est divisée en quatre zones de défense principales : est (Gwangju), ouest (Ganghwa), sud (Suwon) et nord (Kaesong). Cette division stratégique permettait une défense optimale contre les envahisseurs. (Namhansanseong – Source d’imagess :  la mairie de Gwangju de Gyeonggido) Un Refuge Royal et un Centre de Résistance Namhansanseong a joué un rôle crucial dans la défense de la Corée pendant les invasions, notamment lors de l’invasion mandchoue en 1636, en offrant un refuge stratégique et sécurisé pour la cour royale et les citoyens. Servant de capitale temporaire en temps de guerre, la forteresse comprenait des installations complètes telles que des temples, des villages et des palais temporaires pour le roi. Le palais temporaire (행궁, Haenggung) comprenait 73 pièces principales et 154 pièces secondaires, totalisant 227 pièces, fournissant un abri substantiel pour la famille royale et l’administration. Les installations comprenaient également 80 puits et 45 sources, assurant une alimentation en eau suffisante pour les résidents. L’une des structures les plus notables est le Suoeocheong (수어청), un bâtiment en bois à deux étages utilisé pour la surveillance et la défense, offrant une vue panoramique sur Séoul et les environs jusqu’à Yangpyeong.   La Valeur Universelle Exceptionnelle La construction de Namhansanseong illustre l’ingéniosité militaire coréenne, combinant des techniques avancées de fortification et une utilisation efficace du terrain. Influencée par les échanges culturels et technologiques entre la Corée, le Japon et la Chine du 16ème au 18ème siècle, la forteresse intègre des éléments européens comme les armes à feu. Ces échanges ont enrichi les compétences de construction, améliorant ainsi la résilience et l’efficacité défensive de la forteresse, tout en reflétant l’évolution des fortifications face aux avancées militaires internationales.   Un Héritage Vivant Namhansanseong n’est pas seulement un site historique, mais un héritage vivant où les habitants continuent de vivre et d’interagir avec leur environnement historique. En 1954, il a été désigné comme le premier parc national de Corée du Sud, et en 1971, il est devenu un parc provincial, entraînant une gestion plus systématique et des efforts de restauration considérables. Les routes locales traversant Namhansanseong ont été pavées et facilitent l’accès et le tourisme. Des efforts de conservation ont été entrepris pour restaurer et maintenir les structures historiques, et un musée a été construit pour exposer les artefacts et l’histoire de la forteresse. Maintenant, descendons vers le sud-ouest et allons à Suwon, la capitale du Gyeonggi-do.   Forteresse de Hwaseong (수원 화성 ou 수원성)   Contexte Historique Jeongjo & JEONG Yak-yong Le Hwaseong signifie la forteresse décorée ou la belle forteresse. On ne peut pas présenter cette forteresse magnifique sans mentionner deux grands hommes : le roi Jeongjo et JEONG Yak-yong. Jeongjo voulait rendre hommage à son père tragiquement décédé. Grâce à Jeong Yak-yong, ce projet ambitieux a été réalisé en un temps incroyablement court.   Paldalmun de Hwaseong     Piété Filiale du Roi Jeongjo, le vingt-deuxième roi de dynastie Joseon, est profondément affecté par la mort tragique de son père, le prince Sado (사도세자). Il ressentait une profonde tristesse et une grande nostalgie pour lui. A la cérémonie d’accession au trône, il a déclaré : « Je suis le fils du Prince Soda ! » Ensuite, peu après, il changé le titre posthume de son père en « Prince Jangheon (장헌세자) » et a construit le sanctuaire Gyeongmogung (경모궁) à côté du palais Changgyeonggung pour honorer son père. Suite à une recherche, il a décidé de déplacer la tombe de son père vers un endroit meilleur : au mont Hwasan (화산) à Suwon. Hwasan signifie la montagne de fleurs. En plus de sa piété filiale, Jeongjo avait une grande affection pour son peuple. Il voulait créer une ville modèle où les citoyens pourraient prospérer en paix et en sécurité. La construction de Hwaseong reflétait cette ambition de fournir un refuge sûr et un centre prospère pour ses sujets. Donc le roi a également déplacé le siège administratif de Suwon au pied du mont Paldal (팔달산) et a construit cette forteresse de Hwaseong.   Inventions d’un Génie Pour réaliser ce projet, Jeongjo avait besoin d’un ingénieur de construction. Il a fait appel à Jeong Yak-yong, un érudit jeune et brillant. Ce dernier a combiné ses nouvelles connaissances approfondies des techniques de construction orientales et occidentales pour concevoir le rêve du roi. En janvier 1794, la construction a commencé. Compte tenu de l’ampleur du projet, qui nécessitait le déplacement de 180 000 pierres, les travaux étaient censés durer dix ans. Mais, en excluant la période de suspension des travaux, Jeong Yak-yong l’a achevé en seulement 28 mois en excluant la période de suspension des travaux ! C’est un record miraculeux pour l’époque. Cela a été rendu possible grâce aux inventions de Jeong Yak-yong. Ses outils innovants comme le geojunggi (거중기) et le nokro (녹로, treuil) étaient très pratiques pour déplacer et assembler les énormes blocs de pierre. Surtout, son geojunggi était extraodinaire. La machine de Jeong pouvait soulever des charges plus de 60 fois plus lourdes, tandis qu’un outil similaire en Chine ne pouvait porter que 4 fois plus. Forteresse Exceptionnelle La Beauté est une Force Ainsi, la forteresse de Hwaseong est un symbole de l’ingéniosité et de la détermination du roi Jeongjo. Sa vision de créer une structure magnifique et fonctionnelle a non seulement transformé Suwon, mais a également laissé un héritage durable pour les générations futures. Voici un bon exemple de la vision à long terme du roi Jeongjo. Lorsqu’il construisait la forteresse de Hwaseong, ses ministres lui disaient : « Une forteresse doit seulement être solide, pourquoi la rendre belle ? ». À cela, Jeongjo répondit : « Imbéciles ! Ce qui est beau est fort. La beauté est une force ! ».   Valeurs de Hwaseong D’un côté, la forteresse de Hwaseong a eu un impact profond sur le développement urbain de Suwon. Elle a transformé la ville en un centre administratif et militaire important. En plus, elle a contribué à l’essor économique de la région, attirant des commerçants et des artisans, et stimulant ainsi l’économie locale. De l’autre côté, Hwaseong a été conçue avec des techniques militaires avancées, intégrant des éléments de défense sophistiqués. Les portes fortifiées, les tours de guet, et les bastions ont grandement amélioré les capacités défensives de la ville. La forteresse a servi de modèle pour d’autres fortifications en Corée et a démontré l’ingéniosité militaire et l’innovation technique de l’époque.   Suwon Hwaseong d’Aujourd’hui   Valeur Actuelle Maintenant, grâce à la prévoyance du roi bienveillant, Hwaseong attire des visiteurs tout au long de l’année. En 1997, la forteresse de Hwaseong a été inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO pour son importance architecturale et historique. Elle est un témoignage des avancées en urbanisme et en architecture de la fin de la période Joseon, démontrant les compétences et la vision du roi Jeongjo. Elle représente un exemple exceptionnel de fortification intégrant des techniques militaires et des éléments esthétiques. Aujourd’hui, Hwaseong est une attraction touristique majeure, permettant aux visiteurs de découvrir l’histoire et la culture de la dynastie Joseon. En se promenant dans les allées de Hwaseong, les gens sont transportés à l’époque de la dynastie Joseon et découvrent l’histoire et la culture de cette période fascinante. La forteresse offre également une vue imprenable sur la ville de Suwon, permettant aux visiteurs de comprendre l’importance stratégique de son emplacement.   Cérémonie Quotidienne Je vous conseille d’assister à la cérémonie spectaculaire Muye24gi (무예24기, voir la vidéo ci-dessous). Il a lieu tous les jours, sauf le lundi, à 11 heures devant la porte principale de Hwaseong Haenggung, appelée Sinpungnu (신풍루). Le Muye24gi comprend 24 techniques martiales présentées dans le manuel « Muye Dobo Tongji (무예도보통지) » complété à l’époque de Jeongjo. Pendant le spectacle, des acteurs déguisés en roi Jeongjo et en reine Hong Hyegyeong (혜경궁 홍씨) interagissent avec le public, serrant la main et prenant des photos souvenirs. Je suis sûre que vous apprécierez. Muye24gi Conclusion Visiter Namhansanseong et Hwaseong permet non seulement de découvrir des pages importantes de l’histoire de la Corée, mais aussi d’apprécier la beauté et la fonctionnalité de structures qui ont su traverser les siècles. La perspicacité du roi, reflétée dans sa déclaration « la beauté est une force », continue de résonner aujourd’hui, sans oublier sa sincérité et l’excellence de son savant.

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Patimoine mondial UNESCO à Séoul Jongmyo Changdeokgung

Patrimoines Mondiaux de l’UNESCO à Séoul : Jongmyo et Changdeokgung

Étant donné les 5000 ans d’histoire de la Corée, la Corée du Sud abrite de nombreux trésors culturels et historiques. Cet été, en juillet et août, je vais vous présenter une série de lieux à visiter en Corée du Sud qui sont classés comme patrimoines mondiaux de l’UNESCO. Partons en voyage à travers ces articles avec moi ! Commençons par Séoul. Il y a deux sites dans le centre de la capitale métropolitaine : le Jongmyo et le palais de Changdeokgung. Ces deux sites, situés à proximité l’un de l’autre, représentent des témoignages exceptionnels de la riche histoire et des traditions dynastiques de la Corée. Le Jongmyo, sanctuaire royal confucéen, et le palais de Changdeokgung, résidence royale imprégnée de beauté naturelle, incarnent l’héritage culturel et spirituel de la dynastie Joseon. À travers cet écrit, nous explorerons l’importance historique et culturelle de ces deux sites emblématiques, ainsi que les raisons pour lesquelles ils ont été reconnus par l’UNESCO comme des trésors mondiaux.   종묘 (Jongmyo)   Contexte historique et architecture Le Jongmyo est le sanctuaire royal confucéen où sont consacrés les esprits des rois et reines de la dynastie Joseon (1392-1910). Construit en 1395, juste après l’établissement de la dynastie Joseon par le roi Taejo, le Jongmyo est le plus ancien et le plus authentique des sanctuaires royaux confucéens existant aujourd’hui. Ce sanctuaire représente l’architecture et les rituels confucéens de la Corée, incarnant la piété filiale et les valeurs familiales qui étaient au cœur de la société Joseon.     Structure et principaux bâtiments du Jongmyo Le Jongmyo est composé principalement du Jeongjeon (정전, salle principale) et du Yeongnyeongjeon (영녕전, salle des esprits). Le Jeongjeon, avec ses sept salles originales qui ont été étendues à onze, est le bâtiment central où sont conservées les tablettes ancestrales des rois et des reines. Le Yeongnyeongjeon, un peu plus petit, abrite également des tablettes ancestrales mais dans une moindre mesure. Chaque bâtiment est construit selon des principes architecturaux confucéens, reflétant la simplicité et l’austérité qui symbolisent le respect et la révérence.   Rites du Jongmyo et leur signification Le Jongmyo Jerye (종묘 제례), ou rituel ancestral de Jongmyo, est l’un des plus anciens rites confucéens de Corée qui est encore pratiqué aujourd’hui. Ce rituel, qui a lieu chaque année en mai, est une cérémonie pour honorer les esprits des ancêtres royaux avec des offrandes de nourriture, de boissons et de musique. La musique de Jongmyo Jeryeak (종묘 제례악), accompagnée de danses rituelles, est une partie intégrante de cette cérémonie et est reconnue pour sa valeur culturelle et artistique. Voici un enregistrement de Jongmyo Jeryeak ci-dessous :   Inscription du Jongmyo au patrimoine mondial de l’UNESCO Le Jongmyo a été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1995 en raison de son importance historique et culturelle. Le sanctuaire est un témoignage exceptionnel des pratiques rituelles confucéennes et de l’architecture traditionnelle coréenne. Sa préservation et son entretien continu sont essentiels pour maintenir vivant l’héritage spirituel et culturel de la dynastie Joseon. Le Jongmyo est non seulement un lieu de mémoire pour la famille royale, mais aussi un symbole de la piété filiale et des valeurs traditionnelles qui perdurent en Corée aujourd’hui.   창덕궁 (Palais de Changdeokgung)   Contexte historique et architecture Le Changdeokgung est construit en 1405 pendant le règne du roi Taejong (태종). C’est le seul des cinq grands palais de la dynastie Joseon à être inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Contrairement au palais de Gyeongbokgung (경복궁), souvent considéré comme le palais principal symbolique, Changdeokgung était le palais principal de fait. Il a servi de résidence principale pour de nombreux rois pendant la plus longue période de la dynastie Joseon, devenant ainsi le centre du pouvoir royal pendant plus de deux siècles. La majorité des affaires d’État de la dynastie se sont déroulées à Changdeokgung, ce qui en fait un lieu central dans l’histoire de Joseon et le palais le plus souvent représenté dans les dramas historiques coréens. Conçu pour s’harmoniser avec le paysage naturel environnant, respectant les principes de la géomancie coréenne (Pungsu-jiri, 풍수지리, Feng shui), le Changdeokgung est un excellent exemple de l’équilibre entre nature et construction. Son architecture unique permet aux bâtiments de s’intégrer parfaitement dans le cadre naturel, créant une harmonie visuelle et spirituelle.   Les principaux bâtiments de Changdeokgung et leurs fonctions Le Changdeokgung est composé de plusieurs bâtiments principaux, chacun ayant une fonction spécifique.  Par exemple, l’Injeongjeon (인정전) est le hall du trône où les rois ont tenu des affaires d’état importantes. Le Seonjeongjeon (선정전) était utilisé pour des réunions de conseil d’état et des conférences. Par ailleurs, le Daejojeon (대조전) était les quartiers résidentiels des reines et des concubines. Ainsi, chaque bâtiment est décoré avec des motifs symboliques et des détails artistiques représentant l’autorité royale et les valeurs confucéennes.   Le Jardin Secret (Biwon) et sa beauté Le Huwon (후원), également connu sous le nom de Jardin Secret, est l’une des caractéristiques les plus remarquables de Changdeokgung. Créé pour être un lieu de promenade et de repos pour les rois, le jardin s’étend sur environ 78 acres et comprend des pavillons, des étangs, des ponts et une végétation luxuriante. Conçu pour être en parfaite harmonie avec la nature, il offre un cadre paisible et contemplatif. Les pavillons comme le Buyongjeong (부용정) et le Juhamnu (주합루) offrent des vues magnifiques sur le paysage environnant, faisant du Huwon un chef-d’œuvre de l’architecture paysagère coréenne. Le nom « Jardin Secret » a été adopté pendant l’ère de l’Empire Coréen. À l’origine, le jardin était appelé Huwon (후원, le jardin de derrière), Geumwon (금원, le jardin interdit) et Bugwon (북원, le jardin du nord). Ces noms reflétaient sa position et son usage exclusif par la famille royale. Ces noms reflètent l’accès restreint et l’importance du jardin dans la vie royale, où seuls les membres de la famille royale et quelques privilégiés pouvaient entrer. Jardin Coréen Le Huwon illustre plusieurs caractéristiques représentatives des jardins coréens traditionnels. Ce serait très intéressant de les apprendre. Harmonie avec la nature : Contrairement aux jardins occidentaux souvent géométriques, les jardins coréens cherchent à s’intégrer naturellement dans le paysage existant. Les éléments du jardin, comme les pavillons, les étangs et les arbres, sont disposés de manière à compléter et à accentuer la beauté naturelle environnante. Usage de l’eau : Les étangs et les cours d’eau jouent un rôle central dans les jardins coréens, symbolisant la vie et la pureté. Dans le Huwon, l’étang Buyongji (부용지) est un exemple parfait de l’utilisation harmonieuse de l’eau. Pavillons et structures : Les pavillons sont placés à des points stratégiques offrant des vues panoramiques et des endroits ombragés pour se reposer et contempler. Le pavillon Buyongjeong (부용정) et la bibliothèque Juhamnu (주합루) sont des exemples de structures conçues pour se fondre dans le cadre naturel tout en offrant des espaces fonctionnels et esthétiques. Variété de végétation : Le Huwon abrite une grande diversité de plantes, incluant des arbres centenaires, des fleurs saisonnières et des plantes indigènes, créant un écosystème riche et varié qui change avec les saisons. Symbolisme et philosophie : Chaque élément du jardin coréen a une signification symbolique, souvent liée aux principes du confucianisme et du bouddhisme. Les jardins sont conçus pour être des lieux de réflexion et de contemplation, permettant aux visiteurs de se connecter à la nature et de trouver la paix intérieure.   Inscription de Changdeokgung au patrimoine mondial de l’UNESCO Le palais de Changdeokgung a été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1997 en raison de son architecture unique et de son intégration harmonieuse avec la nature. Le site est un témoignage exceptionnel de la culture, de l’urbanisme et de l’architecture coréenne de l’époque Joseon. La préservation de Changdeokgung est cruciale pour comprendre l’histoire et les traditions royales de la Corée. Le palais continue d’attirer des milliers de visiteurs chaque année, qui viennent admirer son cadre pittoresque et son importance historique.   Conclusion Le Jongmyo et le palais de Changdeokgung ne sont pas seulement des vestiges historiques; ils ont une grande importance dans la Corée contemporaine. Le Jongmyo perpétue les traditions confucéennes avec ses rites ancestraux, soulignant l’importance de la piété filiale et du respect des ancêtres dans la société coréenne. Le palais de Changdeokgung, avec son architecture et son jardin harmonieux, illustre le génie de l’urbanisme traditionnel coréen et l’art de vivre en harmonie avec la nature. Ces sites symbolisent l’héritage culturel et spirituel de la Corée, rappelant aux générations actuelles et futures leurs racines et leurs valeurs. La préservation du Jongmyo et du palais de Changdeokgung est cruciale pour maintenir leur intégrité historique et culturelle. En raison de leur âge et de leur exposition aux éléments naturels et aux activités humaines, ces sites nécessitent une attention constante. Les efforts de conservation assurent que ces trésors peuvent être appréciés par les générations futures, tout en offrant une fenêtre sur le passé glorieux de la dynastie Joseon. Cette préservation promeut également le tourisme culturel et éducatif, renforçant ainsi la compréhension et l’appréciation du patrimoine coréen à l’échelle mondiale. Visiter le Jongmyo et le palais de Changdeokgung offre une opportunité unique de se plonger dans l’histoire et la culture coréennes. Ces visites permettent de découvrir les rituels ancestraux, l’architecture majestueuse et les jardins sereins, offrant une expérience immersive et éducative. En explorant ces sites, les visiteurs peuvent mieux comprendre la sophistication de la culture Joseon et les valeurs confucéennes qui ont façonné la société coréenne. Cette redécouverte du patrimoine culturel nourrit un sentiment d’identité et de fierté nationales, tout en inspirant une appréciation plus profonde des traditions et de l’histoire de la Corée.   Vous avez aimé cet article ? Découvrez mes autres articles similaires : 3 lieux historiques à Séoul en 1 journée 5 lieux de Séoul à absolument visiter !  Que visiter à Séoul, la capitale historique de 600 ans « Je veux vivre à Séoul ! » (en cas de mineur) La vie d’une étudiante au lycée en Corée du Sud

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Le 1er mai en Corée du Sud : L’héritage de JEON Tae-il

Le 1er mai est célébré à travers le monde en tant que Journée internationale des travailleurs, une journée dédiée à la reconnaissance des luttes et des accomplissements des travailleurs partout sur la planète. En Corée du Sud, cette journée est spécifiquement observée sous le nom de « 근로자의 날 » (Journée des travailleurs), principalement axée sur les employés du secteur privé, tandis que les fonctionnaires et les enseignants poursuivent leurs activités habituelles, les écoles restant ouvertes. 😉 En contraste intéressant, en Corée du Nord, la Journée du travail est l’une des sept grandes fêtes nationales socialistes, connue sous les noms de « 국제로동절« , « 메데절 » ou « 5.1절 ». Elle est célébrée avec grand enthousiasme et accompagnée de diverses festivités qui mettent en avant les réalisations du régime et l’unité socialiste. Cette distinction dans la célébration de la Journée du travail entre les deux Corées offre une perspective fascinante sur leurs différences culturelles et politiques. En Corée du Sud, cette journée est également marquée par une série d’activités significatives qui reflètent non seulement l’esprit de solidarité ouvrière, mais aussi l’histoire tumultueuse des droits des travailleurs dans le pays. Parmi les figures emblématiques de ce mouvement, JEON Tae-il occupe une place prééminente dans l’histoire de la Corée du Sud. Sa vie et son sacrifice ont profondément influencé les droits ouvriers en Corée, transformant sa mémoire en un symbole de résistance et de changement. Les activités de la Journée du travail en Corée du Sud Manifestations et Solidarité En Corée du Sud, la Journée du travail transcende la simple notion de jour férié. Elle représente une occasion cruciale pour les travailleurs de mettre en lumière leurs droits et d’exiger des améliorations significatives de leurs conditions de travail. Cette journée est largement marquée par des manifestations organisées par les principales confédérations syndicales, telles que la Fédération coréenne des syndicats (한국노동조합총연맹, FKTU) et la Confédération coréenne des syndicats (전국민주노동조합총연맹, KCTU), qui mobilisent des milliers de participants dans des villes majeures comme Séoul et Busan. Ces défilés sont non seulement des démonstrations de solidarité, mais aussi des plateformes pour la revendication, ponctués de discours passionnés, de chants, et de diverses formes de protestation artistique. Éducation et Commémoration  Parallèlement, le gouvernement et diverses ONG jouent un rôle complémentaire en organisant des forums, des ateliers et des expositions. Ces événements sont conçus pour éduquer le public sur les enjeux liés aux droits des travailleurs et pousser à l’adoption de législations du travail plus justes. Ils servent également à commémorer les figures emblématiques du mouvement ouvrier, telles que Jeon Tae-il, dont le sacrifice a marqué un tournant dans la lutte pour la justice sociale en Corée. Reconnaissance et Détente En plus des manifestations et des activités éducatives, la Journée du travail en Corée du Sud est caractérisée par des initiatives spécifiques qui visent à honorer directement les travailleurs. Selon les informations disponibles, les événements de ce jour incluent non seulement un congé payé pour tous les travailleurs, mais aussi l’accès gratuit ou à tarif réduit aux établissements publics pour les travailleurs et leurs familles. Cette mesure souligne la reconnaissance de la contribution des travailleurs à la société et offre un moment de détente et de loisir, renforçant ainsi le lien entre le bien-être des travailleurs et la célébration de leurs droits. Valorisation des Contributions Un autre aspect notable de la Journée est la sélection et la récompense des travailleurs modèles. Ces derniers se voient offrir des récompenses gouvernementales et des opportunités d’inspections industrielles tant au niveau national qu’international, mettant en valeur leur excellence et leur engagement dans leurs domaines respectifs. Cela montre l’importance accordée par la Corée du Sud non seulement à la lutte et à la revendication ouvrière, mais également à la reconnaissance et à la valorisation des contributions individuelles au sein du secteur du travail. Promotion de la Coopération et Soutien aux Victimes La Journée du travail voit également l’organisation de festivals de culture du travail, où les œuvres créatives et productives des travailleurs sont sélectionnées et primées. Ces festivals, ainsi que les diverses activités de promotion de la coopération entre employeurs et employés, comme les conférences et les rencontres, jouent un rôle crucial dans la construction d’un dialogue constructif et respectueux entre les différentes parties prenantes du monde du travail. En outre, une attention particulière est portée aux victimes d’accidents industriels, avec des visites organisées pour réconforter les travailleurs blessés ou malades, soulignant ainsi l’engagement continu de la société envers la sécurité et la santé des travailleurs. JEON Tae-il, un jeune homme qui a changé l’histoire Cette diversité d’activités montre que la Journée du travail en Corée du Sud est bien plus qu’une simple journée de congé. Elle est une manifestation vivante de la lutte continue pour les droits des travailleurs, marquée par la solidarité, la reconnaissance et un engagement actif envers l’amélioration des conditions de vie et de travail des travailleurs. Parmi les figures emblématiques qui ont catalysé ce mouvement de réforme, Jeon Tae-il occupe une place prépondérante. Né le 28 septembre 1948 et mort le 13 novembre 1970, il incarne l’esprit de cette lutte grâce à son dévouement sans faille en faveur des droits des ouvriers. Son engagement intense et sa mort tragique ont provoqué une prise de conscience nationale et stimulé des changements législatifs majeurs en faveur des travailleurs en Corée du Sud.   Jeon Tae-il : Un héritage pour les droits des travailleurs en Corée du Sud   Jeunesse et premières expériences de travail Né dans une famille pauvre à Daegu, Jeon Tae-il déménage à Séoul avec sa famille après que son père, un tailleur, a été victime d’une escroquerie. La famille vit dans des conditions précaires, souvent sans logement fixe, et Jeon commence à travailler dès son plus jeune âge pour subvenir aux besoins de sa famille. Malgré les défis, il montre un vif intérêt pour l’éducation, mais est contraint de quitter l’école pour aider financièrement sa famille. En 1965, Jeon commence à travailler dans les usines de vêtements de Cheonggyecheon, un quartier industriel de Séoul. Il est rapidement confronté aux dures réalités du travail industriel : longues heures, bas salaires et conditions de travail dangereuses. Ces expériences éveillent chez lui une conscience sociale et le poussent vers l’activisme. Militantisme et lutte pour les droits des travailleurs Jeon devient actif dans le mouvement ouvrier au milieu des années 1960. Il organise des réunions secrètes avec d’autres ouvriers pour discuter des droits des travailleurs et des moyens de lutter contre les injustices du système industriel. En 1969, il fonde « Le Club des Sots (바보회) », un groupe de soutien destiné à éduquer les travailleurs sur leurs droits selon la loi sud-coréenne sur les normes du travail. Malgré l’hostilité des employeurs et l’indifférence des autorités, Jeon persiste. Il mène des enquêtes sur les conditions de travail dans les usines et soumet des pétitions aux autorités pour exiger l’amélioration des conditions de travail. Ces actions le mettent en conflit direct avec les employeurs et les autorités, mais il continue de plaider pour un changement significatif. Le sacrifice Le 13 novembre 1970, en signe de protestation extrême contre l’ignorance des lois sur le travail par les employeurs et le manque d’action du gouvernement, Jeon s’immole par le feu au marché de la paix (평화시장) à Séoul. Avant de passer à l’acte, il distribue des documents détaillant les infractions aux droits des travailleurs dans le quartier. Son acte désespéré attire l’attention nationale et internationale sur les conditions de vie difficiles des travailleurs industriels en Corée du Sud. Héritage La mort de Jeon Tae-il ne marque pas seulement un tournant dans l’histoire du mouvement ouvrier coréen ; elle inspire également une nouvelle génération de militants. Peu après sa mort, plusieurs nouvelles lois sur le travail sont promulguées, et le dialogue entre les travailleurs, les employeurs et le gouvernement commence à s’ouvrir. Les années suivant sa mort voient la formation de nombreux syndicats et une plus grande conscientisation aux droits des travailleurs en Corée du Sud. La vie et le sacrifice de Jeon restent une source d’inspiration pour les militants et les défenseurs des droits des travailleurs dans le monde entier. Jeon Tae-il est commémoré en Corée du Sud non seulement comme un martyr mais aussi comme un symbole du combat pour la justice sociale et la dignité humaine. Sa vie souligne l’importance de la lutte pour les droits des travailleurs et continue de motiver ceux qui luttent contre l’exploitation et pour l’égalité au travail. Vous pouvez regarder le film entier sur Jeon Tae-il ci-dessous. Conclusion Aujourd’hui, la Journée du travail en Corée du Sud est un rappel puissant de la lutte continue pour les droits des travailleurs. L’histoire de Jeon Tae-il et son impact indélébile soulignent l’importance de la solidarité et de l’activisme dans la quête de conditions de travail équitables et humaines. Chaque 1er mai, en se souvenant de figures comme Jeon, les Coréens ne célèbrent pas seulement les réalisations passées, mais aussi renouvellent leur engagement envers les principes de justice et d’équité pour tous les travailleurs.   Comment trouvez-vous son histoire ? Y avait-il des personnes emblématiques en France ou dans votre pays ? Dites-le-moi en commentaire.

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Qui suis-je ?

Bienvenue sur mon blog dédié à l’enseignement du coréen pour les francophones. Je suis 운례 (Ounié), une passionnée de musique classique et experte en langue coréenne. Née et élevée à Séoul, j’ai posé mes valises en France en janvier 2000. Maman de deux enfants, Maya et Yann, qui inspirent mon pseudo professionnel.