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Apprendre le coréen

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Divination coréenne – Comment les Coréens prédisent leur avenir

L’année du Cheval commence le 17 février 2026, selon le calendrier lunaire qui a joué un rôle majeur en Asie. Ce calendrier rythme encore les fêtes traditionnelles et les moments symboliques. En Corée, lorsque débute une nouvelle année, beaucoup consultent les présages liés à leur signe. Ils cherchent à connaître les chances et les épreuves qui pourraient marquer les mois à venir. À l’approche du Seollal, les prédictions envahissent les réseaux sociaux et les plateformes vidéo. Des chamanes et des spécialistes du saju publient leurs analyses pour chaque signe. On y évoque la réussite, les relations ou la prudence nécessaire. Car le désir d’anticiper l’avenir dépasse largement les frontières coréennes. Pourtant, derrière ces tendances collectives se cachent des histoires personnelles. Je me souviens que ma mère consultait parfois pour protéger notre famille. Elle espérait ainsi éloigner les difficultés. Lors de mon suneung, elle m’a remis un talisman à garder sur moi. Je l’ai conservé pendant l’examen, partagé entre doute et réconfort. Plus tard, avant de partir étudier en France, j’ai ressenti la même incertitude. Quitter son pays pour vivre ailleurs n’est jamais anodin. Alors moi aussi, j’ai voulu entrevoir ce que l’avenir me réservait. Ainsi, la question demeure : comment les Coréens lisent-ils réellement leur destin ? Vocabulaire coréen Seollal (설날) = le Nouvel An lunaire Suneung (수능) = Examen d’aptitude scolaire universitaire   Le saju, architecture invisible du destin En Corée, lorsqu’on évoque les arts divinatoires, le saju vient immédiatement à l’esprit. On commence par indiquer l’année, le mois, le jour et l’heure de naissance. Ces données forment ce que l’on appelle les « quatre piliers », Suja (四柱) en Hanja. Elles soutiennent symboliquement la maison du destin d’une personne. À partir de cette structure, l’analyste étudie les équilibres entre les éléments. On y lit le caractère, les périodes favorables et les moments délicats. Ainsi, il ne s’agit pas seulement d’annoncer un événement précis, mais de comprendre une trajectoire.  De plus, le saju joue un rôle essentiel lors d’un mariage. On place les deux saju des futurs époux côte à côte et étudie leur compatibilité, appelée gunghap (궁합, 宮合). En cas de résultat défavorable, certains parents peuvent même refuser le mariage.    Le tojeong bigyeol Le tojeong bigyeol (토정비결) est lié à YI Ji-ham (이지함, 1517~1578), dont Tojeong était le nom de plume. Enfant, j’avais lu un ouvrage racontant sa vie. On disait qu’il possédait un talent remarquable pour anticiper les événements. Cependant, ses prédictions produisirent un effet inattendu. Lorsqu’il annonçait une année prospère, les gens relâchaient leurs efforts. À l’inverse, une annonce pessimiste les décourageait tout autant. Dans les deux cas, ils abandonnaient le travail. Face à cette situation, il choisit de répondre avec nuance. Il expliquait que la réussite dépendait surtout de l’engagement personnel. Cette sagesse me semble toujours actuelle. Finalement, la prophétie influence-t-elle davantage que la volonté ?     Le gwansang : l’art de lire les visages Le gwansang (관상) consiste à interpréter les traits du visage. On observe le front, les yeux ou la forme du menton. Certains estiment que ces éléments révèlent le tempérament et la destinée. Encore aujourd’hui, cette pratique intervient lors d’un entretien professionnel. Elle peut aussi influencer le choix d’un futur conjoint. Par conséquent, certaines personnes ont recours à la chirurgie esthétique pour améliorer leur « physionomie ». Selon Mizuno Namboku, célèbre spécialiste japonais, l’apparence évolue grâce aux efforts personnels. Son propre parcours en témoigne. Après une jeunesse marquée par la délinquance, il transforma sa conduite. Un an plus tard, un expert lui affirma que son sort avait changé. La bande-annonce du film coréen « The Face Reader », dont le titre original est « 관상 (Gwansang) », avec des sous-titres en anglais.   Le Sonkeum : la lecture des lignes de la main À côté du visage, la main suscite elle aussi beaucoup d’attention : 손금 (sonkeum). La chiromancie occupe une place bien ancrée dans la culture populaire coréenne. Elle paraît plus légère que le saju, mais elle reste chargée de symboles. En principe, on observe les deux mains, car chacune livrerait un récit différent. Chez les femmes, la main droite représenterait les dispositions innées, tandis que la gauche refléterait le parcours construit avec le temps. Pour les hommes, l’interprétation s’inverse. La gauche indiquerait l’héritage naturel et la droite les acquis de l’existence. D’autres praticiens privilégient encore une autre lecture. La main dominante évoquerait le présent et le passé, alors que l’autre suggérerait l’avenir. On étudie la ligne de vie, celle du cœur et celle de la tête. À travers ces tracés, les praticiens recherchent des indications sur les relations amoureuses, le tempérament, la longévité ou encore la prospérité matérielle. Entre amis, en Corée, on s’y amuse volontiers. Après tout, votre destin tient peut-être déjà dans votre main.   Les mudang : chamanes  À l’inverse des méthodes analytiques, les mudang (무당) s’appuient sur l’inspiration spirituelle. Le chamane sert d’intermédiaire entre le monde visible et l’invisible. Lors d’un Gut (굿), chants et tambours accompagnent la cérémonie. D’ailleurs, tous ne suivent pas le même parcours. Dans le nord, la vocation résulte souvent d’une expérience mystique. Dans le sud, la fonction se transmet de génération en génération. Les uns possèdent un appel spirituel puissant. Les autres développent surtout un savoir-faire artistique. J’ai découvert ces différences en photographiant des rituels à travers la Corée. Fascinée par un gut de grande chamane coréenne, KIM Keum-hwa, j’ai parcouru le pays pendant un an. Par la suite, j’ai exposé ces images à Paris.    La bande-annonce du film « Mansin »(만신), qui raconte la vie de la grande chamane coréenne, KIM Keum-hwa   Une prédiction déjouée Avant de partir pour la France, je suis allée consulter un voyant pour la première fois. À cette occasion, il m’a prédit que j’aurais quatre fils. De plus, il m’a même recommandé de ne pas chercher à avoir une fille. Pourtant, mon premier enfant fut une fille, Manon. Mon deuxième est un garçon, Yann. Mon pseudonyme Maya vient de leurs initiales. Comme quoi, les annonces ne sont jamais absolues.   Conclusion En Corée, ces traditions accompagnent les étapes importantes de la vie. Elles reflètent une manière particulière d’articuler destin et responsabilité. Entre croyance, culture et psychologie, elles continuent d’exister. Et vous, êtes-vous curieux de connaître votre avenir ?      Si mon article vous a plus, merci de le partager et de lire les articles suivants : Tout ce que vous devez savoir sur le Hanbok Tu es né dans l’année du Cochon??! Au Nouvel An, les Coréens ne mangent pas que du Tteokguk Seollal, que font les Coréens ? Recette de Tteokbokki facile  

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dramas coréens historiques - 5 expressions à connaître

5 expressions à connaître dans les dramas historiques coréens

Vous aimez les dramas coréens ? Alors cet article est pour vous, surtout si vous êtes du genre à enchaîner les épisodes en Hanbok virtuel. Aujourd’hui, parlons des 사극 (sageuk), ces séries historiques coréennes pleines de tension, d’honneur… et de vocabulaire très spécial. On y entend des mots comme “Jeonha !”, “Mama !” ou “Seongeun-i manggeukha-yeoida !”  Mais que signifient-ils vraiment ? Et pourquoi parle-t-on si différemment dans ces dramas ? Quand le roi entre en scène : Jeonha ! C’est sûrement le mot que vous avez entendu le plus souvent. Un serviteur qui court dans le palais ? Il crie “전하~ !” avec une révérence appuyée. Jeonha (전하), c’est « Votre Majesté », mais à l’ancienne. Mais attention : jeonha (전하) n’est pas jeonhwa (전화), qui signifie “téléphone”… erreur classique des débutants 😅 Dans un sageuk, l’intonation dramatique est aussi importante que le mot lui-même. Essayez de le dire avec l’air paniqué d’un conseiller royal : vous verrez, ça change tout ! Appeler une reine : Jungjeon mama Quand la reine entre, les courtisanes s’inclinent et s’écrient : “중전마마~ !” (jungjeon mama)Ce titre combine deux éléments : Jungjeon (중전), qui désigne la reine, et Mama (마마), un mot de respect absolu pour les figures royales. Ce qui est amusant, c’est que mama en coréen n’a rien à voir avec maman et s’applique aussi bien aux femmes qu’aux hommes.Vous entendrez aussi : Sanggam-mama (상감마마) pour le roi, Gongju-mama (공주마마) pour la princesse, ou encore Daegun-mama (대군마마) pour le prince. Petit bonus : la mère du roi s’appelle wangdaebi (왕대비), et sa grand-mère daewangdaebi (대왕대비).Pas étonnant qu’on ait besoin d’un arbre généalogique pour suivre certains épisodes… La phrase la plus royale du drama : 성은이 망극하여이다! (Seongeun-i manggeukha-yeoida) Vous entendez cette phrase après un geste de grâce du roi : Il épargne un traître ? Il sauve un innocent ? Et là, quelqu’un s’agenouille et dit : “전하… 성은이 망극하여이다 !” (Jeonha… votre grâce est infinie.) Décryptage express : Seongeun (성은) = la grâce royale Manggeuk (망극) = infini, incommensurable Autrement dit : Merci Majesté… mille fois merci… jusqu’au ciel et au-delà. Ce n’est plus une simple gratitude, c’est un acte de loyauté dramatique. Supplique désespérée Une réplique qu’on ne peut pas oublier, surtout quand elle est criée en pleurant au sol : “통촉하여주시오소서 !” (Tongchok-hayeo-jusio-soseo !) Cela veut dire : Je vous en supplie, comprenez-moi ! Elle se compose de trois éléments : Tongchok (통촉) = comprendre avec sagesse, discerner ~Juda (~주다) = demander un service -soseo (소서) = une terminaison très ancienne, utilisée pour implorer une autorité C’est typiquement la phrase que l’on prononce en cas de fausse accusation, ou quand on joue sa vie. Si vous la dites devant une caméra avec un vent dramatique, vous aurez 100% l’esprit sageuk. Le secret du parler royal : 고어 (go-eo) Si toutes ces phrases vous paraissent poétiques, c’est parce qu’elles viennent du 고어 (go-eo), le coréen ancien qu’on parlait dans la cour. Dans les sageuk, vous entendrez des terminaisons comme : -haomnaïda (하옵나이다), -haomida (하옵니다), -opsoseo (옵소서), –soseo (소서) Aujourd’hui, plus personne ne les utilise au quotidien. Sinon, cela fait rire. Mais dans un drama historique ? Elles sont partout. Elles servent à montrer un respect extrême, bien plus élevé que le coréen poli moderne. Un peu comme si vous passiez du vouvoiement au langage des chevaliers. En conclusion Alors, prêt(e) à regarder votre prochain sageuk avec des oreilles royales ? Comprendre ces expressions, c’est comme activer les sous-titres culturels d’un drama. 🎬 Et vous, quel est votre sageuk préféré ? Celui qui vous a fait trembler, pleurer, ou apprendre vos premiers mots en coréen royal ? Si cet article vous a plus, mes autres articles vous intéresseraient : Maîtriser le Coréen avec les Dramas : Votre Guide Complet ! The Glory : Plongée linguistique et sociale dans le drame coréen Comment améliorer votre coréen en regardant les films coréens

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Noir et blanc en Corée : une signification bien différente

Le dernier vendredi de novembre est connu sous le nom de Black Friday. Cette appellation vient des États-Unis, mais elle s’est répandue en Europe. Ce jour est synonyme de soldes massives et d’achats frénétiques. Il illustre bien un changement dans la perception du noir dans certaines cultures. Mais au-delà des soldes, que signifient vraiment le noir et le blanc dans différentes cultures ? Saviez-vous que le blanc et le noir ne portent pas les mêmes significations en Corée et en Europe ? Noir et Blanc en Occident Opposition symbolique En Europe, les couleurs sont souvent interprétées selon une logique binaire. Le blanc est la couleur de la pureté, de la lumière, de la vérité. On le retrouve dans les mariages, les baptêmes, les vêtements liturgiques. Le noir, à l’inverse, symbolise l’ombre, la fin, la mort. Il est souvent porté lors des funérailles et associé à la tristesse ou au danger. Pourtant, le noir n’est pas toujours perçu négativement. Dans la mode, par exemple, il est devenu un symbole d’élégance et de raffinement. La célèbre « little black dress« , lancée par Coco Chanel dans les années 1920, en est un parfait exemple. Cette robe simple, sobre et chic incarne une féminité moderne, discrète et sophistiquée. Ainsi, en Occident, le blanc rassure, le noir impressionne. Ils forment un couple d’opposés, entre lumière et obscurité, bien et mal. « Black Friday » et la couleur noire en Occident Un exemple moderne de relecture de la couleur noire en Occident est le Black Friday. Alors que le noir est traditionnellement associé au deuil ou à l’obscurité, ici il prend une tournure positive. C’est le jour où les commerces réalisent des bénéfices et « passent du rouge au noir ». Autrefois, les déficits étaient inscrits en rouge dans les registres comptables, tandis que les bénéfices l’étaient en noir.Ainsi, le noir devient synonyme de succès, de profit et d’opportunité. Ce changement de sens montre que la symbolique des couleurs n’est jamais figée. Elle évolue avec le contexte culturel et les pratiques sociales. Origine de « Black Friday » L’expression « Black Friday » remonte aux années 1950 aux États-Unis, plus précisément à Philadelphie. À l’époque, la police locale utilisait ce terme pour décrire le chaos qui régnait dans les rues le lendemain de Thanksgiving dont la date tombe le quatrième jeudi de novembre. Ce jour-là, une foule immense envahissait le centre-ville pour faire ses achats de Noël, provoquant embouteillages, accidents et vols à l’étalage. Pour les policiers, c’était un cauchemar : ils devaient travailler de longues heures pour gérer la situation. Mais dans les années 1980, les commerçants ont décidé de réinterpréter positivement le mot « Black ». Au lieu d’y voir un jour sombre et chaotique, ils ont mis en avant le fait que c’était le moment où les comptes passaient du rouge (perte) au noir (profit). En comptabilité traditionnelle, les pertes étaient écrites à l’encre rouge, et les profits à l’encre noire. Depuis, le Black Friday est devenu un événement commercial majeur. Il marque le lancement de la saison des achats de fin d’année, avec des réductions spectaculaires, d’abord aux États-Unis, puis dans le monde entier. Ainsi, une expression à connotation négative est devenue, par un retournement culturel et marketing, un symbole de succès économique. Blanc et Noir en Corée Complémentarité ancestrale En Corée, les couleurs ne s’opposent pas, elles s’équilibrent. Le système traditionnel des 오방색 (Obangsaek), ou « cinq couleurs cardinales », illustre cette vision. Chaque couleur est liée à une direction, une saison, un élément naturel et une énergie fondamentale. Dans ce cadre : Le blanc (백색) est associé à l’Ouest, à l’automne et à l’élément métal (금). Le noir (흑색) correspond au Nord, à l’hiver et à l’élément eau (수). Peuple aux vêtements blancs Le blanc représente la sincérité, la clarté, la vérité. Il marque aussi la fin d’un cycle. Dans les rites funéraires traditionnels, les Coréens portent des vêtements blancs, des rubans ou des bonnets blancs. Cette pratique souligne le respect envers les défunts, mais elle relie aussi le blanc à la dignité et à la séparation paisible. Autrefois, le blanc était aussi la couleur du quotidien. Les Coréens portaient fréquemment des habits en coton blanc, d’où le surnom « 백의민족 (Baeguiminjok)», le « peuple aux vêtements blancs ». Cette tenue simple reflétait des valeurs comme la modestie, la pureté et l’humilité. Noir n’est pas négatif Mais ce qui est fascinant, c’est que le blanc appartient encore au monde des vivants. Les familles en deuil le portent pour dire adieu. En revanche, le messager de la mort, appelé Jeoseungsaja (저승사자), est presque toujours vêtu de noir. Ce contraste visuel exprime une division symbolique claire : le blanc pour ceux qui restent, le noir pour ce qui vient après. Le noir, en effet, n’est pas perçu comme purement négatif. Il incarne la force cachée, la profondeur, l’énergie latente. Il suggère aussi le mystère, parfois la peur, car il évoque l’invisible et l’inconnu. Peu porté dans la vie quotidienne traditionnelle, le noir conserve cependant un rôle essentiel dans la pensée coréenne. Il est respecté comme l’une des forces fondamentales de l’univers, au même titre que la lumière. En Corée, blanc et noir ne s’opposent pas comme le bien et le mal. Ils dialoguent. L’un éclaire, l’autre absorbe. Ensemble, ils équilibrent la vie, la mort, et tout ce qui les relie. Corbeau noir En coréen, le corbeau se dit 까마귀 (Kamagui). Ce mot a une origine purement coréenne. Son évolution remonte au 15ᵉ siècle, où il était appelé 가마괴, puis 가마귀, 마귀, et enfin 까마귀 dans la langue moderne. Le mot « 까마귀 » (kamagui) vient de la combinaison des mots coréens « 까맣다  (kamata)» (être noir) et « 마귀 (magui) » (démon). En Corée, le corbeau a longtemps été considéré comme un oiseau de mauvais augure, souvent associé aux esprits ou aux présages funestes comme l’Europe. En revanche, dans le pays voisin, le Japon, le corbeau est vu comme un symbole de bon présage, parfois même lié au soleil. Dans le drapeau coréen : une synthèse symbolique Le drapeau coréen, le Taegeukgi, est une belle illustration de cette vision du monde. Le fond est blanc, en écho à la pureté et à la tradition des vêtements blancs. Au centre, le cercle rouge et bleu représente le yin et le yang, deux énergies opposées mais complémentaires. Autour du cercle, les quatre trigrammes noirs, tirés du Ba Gua (팔괘), symbolisent les forces naturelles, les directions cardinales et les éléments. Le noir y devient un code universel, une clé d’interprétation de l’ordre du monde. Ainsi, dans ce contexte, le blanc et le noir ne s’excluent pas, ils se répondent. Ils forment un tout harmonieux, à l’image de l’univers selon la pensée orientale. Deux cultures, deux lectures de la couleur En résumé : Occident Corée Blanc Pureté, lumière, naissance Sincérité, deuil, identité Noir Deuil, élégance, danger Force cachée, équilibre, mystère Relation Opposition Complémentarité Alors que l’Occident oppose le blanc au noir comme le jour à la nuit, la Corée les relie dans une logique de continuité. Le blanc et le noir ne sont pas là pour se battre, mais pour coexister. Et peut-être est-ce là, au-delà des couleurs, une belle leçon sur les cultures elles-mêmes. Blanc et noir en vocabulaire coréen Contrairement à d’autres couleurs, le blanc et le noir ont plusieurs appellations en coréen. Pour les apprenants étrangers, cela peut être un vrai casse-tête… Mais c’est aussi ce qui fait le charme du coréen ! Blanc : 흰색, 하얀색, 백색, 하양, 화이트 Noir : 까만색, 검은색, 검정색, 깜장, 까망, 검정, 흑색, 블랙 Conclusion Comparer les cultures à travers des couleurs aussi simples que le blanc et le noir révèle que ce que nous voyons dépend de ce que nous portons en culture. Traditionnellement, en Corée, le blanc est quotidien, identitaire, et le noir est l’exception ; en Occident, le blanc est la pureté et le noir est le sérieux ou le deuil. Le drapeau coréen intègre ces symboliques dans un ensemble national. Et garder à l’esprit : la couleur parle, mais c’est la culture qui lui donne sa voix. Ces articles pourraient également vous intéresser : Taegeukgi : Histoire du drapeau national coréen 13 coutumes coréennes : vous en connaissez combien ? Du positif dans le négatif : l’art de la négation en coréen Noms des couleurs en coréen Pepero Day, Black/ White/ Yellow Days en Corée du Sud Créatures fantastiques coréennes traditionnelles et leurs contes  

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Bonjour la Corée

La formation de coréen pour débutants

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Les élèves racontent leur expériences

Témoignage de Nathalie

Témoignage de Manon

Témoignage de Daniel

Hanbok acheté dans une boutique

Qui suis-je ?

Bienvenue sur mon blog dédié à l’enseignement du coréen pour les francophones. Je suis 운례 (Ounié), une passionnée de musique classique et experte en langue coréenne. Née et élevée à Séoul, j’ai posé mes valises en France en janvier 2000. Maman de deux enfants, Maya et Yann, qui inspirent mon pseudo professionnel.